Organisée spontanément
par un petit groupe d’étudiants et d’ouvriers hongrois, une
banale manifestation de solidarité avec les ouvriers polonais mit
soudainement le feu aux poudres sociales en cette fin du mois
d’octobre. Mais qui étaient donc - en l’âme de leur colère
profonde - ces insurgés progressivement incontrôlables?
A écouter l’imbécillité de la droite du capital, il se serait agi d’adeptes de la libre entreprise du calcul, simplement soucieux d’instaurer la démocratie de la marchandise à l’occidentale, assoiffés de capitalisme libéral, développé et diffus. A entendre les idioties de la gauche du capital et plus particulièrement les souteneurs du capitalisme étatique, concentré et vétuste qui d’ailleurs n’alléguaient pas vraiment le contraire, les inspirateurs de la Commune de Budapest devaient être regardés comme de simples émeutiers ultra-réactionnaires et para-fascistes.
En réalité, il convient avant tout de dissiper le brouillard pathogène de la propagande marchande dont la crétinerie démocratique du libre échange de l’avoir et du paraître se sert de tous les côtés pour dissimuler la réalité radicale et explosive de la révolution hongroise. Il s’agit de montrer les exactes tendances communistes vraies de cette révolution humaine contre le capitalisme d’État bolchévico-stalinien travaillant justement, dans les larmes, le sang et la fabulation sous faux-drapeau communiste.
Source: L'Esprit Européen (lire la suite)
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